Haïti : Me Jean Renel Sénatus porte plainte après l’incendie de l’Université Soleil
Par La Rédaction · Port-au-Prince · · 3 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

Des témoins auraient aperçu des hommes armés à moto pénétrant dans l’enceinte de l’université peu avant l’incendie. Des menaces auraient également visé la radio Émancipation FM, qui partageait les locaux avec l’institution et adoptait souvent un ton critique envers cette coalition criminelle. L’université, réduite en cendres Fondée en 2013 par l’ancien sénateur Jean Renel Sénatus et située à la rue O, l’Université Soleil d’Haïti n’est plus aujourd’hui qu’un champ de ruines. Ses salles de cours, sa bibliothèque, ses archives et même ses studios de radio ont été entièrement réduits en cendres, plongeant des centaines d’étudiants dans l’incertitude et portant un nouveau coup dur à un système éducatif déjà fragilisé. L’établissement comptait entre 600 et 700 étudiants et environ 80 membres du personnel, enseignants et administratifs confondus. L’incendie, que des riverains ont tenté en vain d’arrêter avant l’arrivée tardive des secours, n’a heureusement causé aucune victime, mais l’impact sur la formation des jeunes est immense. Entre scepticisme et volonté de résistance Dans un contexte où le système judiciaire haïtien peine à fonctionner, les chances de voir la plainte aboutir semblent limitées. Les observateurs soulignent les freins classiques : pénurie de juges, pressions politiques, manque de moyens techniques et lenteurs administratives. Pour autant, Me Sénatus insiste sur l’importance symbolique de l’action :
« Nous refusons de banaliser l’impunité. L’Université Soleil continuera à réclamer vérité et réparation. »
Il a également lancé un message de résilience sur les réseaux sociaux : « Ils ont brûlé nos murs, pas nos idées. On ne brûle pas le Soleil. » Un symbole de fragilité du système éducatif L’incendie de l’Université Soleil illustre la vulnérabilité des espaces de savoir en Haïti. Plusieurs autres universités de Port-au-Prince ont déjà été contraintes de fermer ou de se relocaliser sous la menace des groupes armés. Pour les enseignants et étudiants, l’attaque est plus qu’un simple fait divers : c’est le rappel brutal que la violence peut frapper le cœur de l’éducation. Le rectorat annonce que les activités académiques reprendront rapidement dans un local temporaire en attendant la reconstruction du campus, afin de ne pas interrompre le parcours des étudiants. Cet incendie dépasse le cadre d’un simple sinistre matériel. La plainte déposée par Me Jean Renel Sénatus est un acte symbolique de résistance, appelant la justice haïtienne et l’État à protéger les institutions éducatives et à mettre fin à l’impunité qui mine le pays. La rédaction



