L’Accord Karibe dénonce l’incapacité du pouvoir à assurer ses responsabilités régaliennes
Par La Rédaction · Port-au-Prince · · 2 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

les directeurs des établissements ne peuvent pas ouvrir leurs portes; lorsque l’État, le CPT, le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé et la Police nationale d’Haïti sont incapables d’assurer le fonctionnement normal des écoles, il est illusoire de prétendre organiser des élections dans un pays où même les salles de classe ne peuvent être sécurisées. Écoles fermées, urnes impossibles Un État qui est incapable de garantir la sécurité des écoles de la République ne peut, en aucun cas, garantir la sécurité des bureaux de vote. Un gouvernement qui laisse les gangs dicter la loi ne peut exiger du peuple d’aller voter au risque de sa vie. Un Conseil Présidentiel de Transition « discrédité » et un CEP « contesté » ne peuvent prétendre lancer aucune machine électorale crédible. L’Accord KARIBE dénonce avec la plus grande fermeté, l’échec total du CPT, l’irresponsabilité du gouvernement, son incapacité à affronter les gangs, ses manœuvres politiques visant à se maintenir au pouvoir au-delà du 7 février 2026. Cette gestion jugée chaotique et complice a livré le pays aux groupes armés qui terrorisent les écoles, les quartiers et les institutions. « Aucune élection ne peut être organisée dans ces conditions », affirme Abel Loreston et son équipe. L’Accord KARIBE rappelle que toute tentative d’imposer des élections dans un contexte de terreur et d’effondrement institutionnel n’aura aucune légitimité démocratique. Pour le moment, la priorité nationale est la sécurité, la stabilisation et la reconstruction institutionnelle. Abel Loreston se dit contre toute manipulation électorale au profit d’un régime illégitime. Face à cet état de faillite totale, l’Accord KARIBE appelle le peuple haïtien, les organisations sociales, les secteurs professionnels et la diaspora à se mobiliser, à rejeter « toute mascarade électorale, à exiger le départ immédiat du CPT et du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ». Déjà il veut se préparer à poser les bases d’une véritable transition nationale, loin de la corruption, de l’impuissance et du contrôle des gangs. Kalixy Pierre



