Quand le football contribue à pacifier un pays en guerre
2002 et 2007, la Côte d’Ivoire est déchirée par une guerre civile opposant le Sud, contrôlé par le gouvernement, au Nord, tenu par les forces rebelles. Le pays est alors fracturé, rongé par les tensions ethniques et politiques.
Par Josué Senat · Port-au-Prince · · 2 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

Et pourtant, au cœur de cette nuit, une lumière s’allume. Les Grenadiers viennent d’accomplir un exploit : qualifier Haïti pour sa deuxième Coupe du monde, sans avoir joué un seul match à domicile. Le Stade Sylvio Cator est sous contrôle des groupes armés, obligeant la sélection à recevoir ses matchs à Curaçao. À l’issue de cette qualification historique, le deuxième capitaine, Ricardo Adé, adresse un message vibrant aux hommes armés :
ouvrir le pays (ouvri peyi a) pour permettre aux Grenadiers de célébrer avec la population à Port-au-Prince.
Comme Drogba en 2005, il appelle à un moment de trêve. L’équipe nationale n’a pas foulé la pelouse du stade Sylvio Cator depuis des années, mais elle n’a jamais cessé d’être portée par le peuple haïtien. Et lorsque la situation le permettra, les Grenadiers seront attendus à Port-au-Prince pour une célébration à la hauteur de cet exploit. Grenadye alaso ! Nou retounen !
Ayiti nan koup di mond 2026.



