UNESCO : 80 ans d’engagement pour la paix, la mémoire et le développement dans le monde
16 novembre 1945 16 novembre 2025, le monde célèbre aujourd’hui les 80 ans de l’UNESCO. Le géant de la promotion de l’éducation, de la culture, de la science et de la communication pour ses 80 ans, offre l’occasion de revenir sur son rôle central dans le monde.
Par Jean Wesley Pierre · Port-au-Prince · · 4 min de lecture · Mis à jour le 23 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

16 novembre 1945 – 16 novembre 2025, le monde célèbre aujourd’hui les 80 ans de l’UNESCO. Le géant de la promotion de l’éducation, de la culture, de la science et de la communication pour ses 80 ans, offre l’occasion de revenir sur son rôle central dans le monde.
L’UNESCO, créée le 16 novembre 1945 dans un monde meurtri par la Seconde Guerre mondiale. Dès sa fondation, l’institution est chargée d’une mission essentielle : établir la paix dans l’esprit des hommes et des femmes grâce à l’éducation, la science et la culture. Huit décennies plus tard, cette ambition demeure intacte, tandis que de nouvelles formes de violence, de haine et de fragmentation sociale rappellent la nécessité de renforcer ce travail au niveau mondial.
Dans le cadre des commémorations, une attention particulière a été portée au devoir de mémoire, notamment à travers les événements consacrés à la transmission de l’histoire des génocides.
Avec la disparition progressive des rescapés, les institutions comme l’UNESCO s’organisent pour que la connaissance et la conscience des tragédies du XXᵉ siècle restent vivantes. La mobilisation d’historiens, d’artistes et de chercheurs s’inscrit dans cette volonté d’assurer la continuité d’un témoignage humain qui ne peut plus reposer uniquement sur les survivants.
Cette responsabilité s’est concrétisée par la participation active de jeunes générations aux échanges, projections et rencontres organisés dans plusieurs pays. L’objectif est clair : faire de l’école et des espaces éducatifs les premières lignes de défense contre l’ignorance et les discours de haine. De nombreux enseignants bénéficient désormais d’outils de formation produits ou soutenus par l’UNESCO, permettant d’aborder avec rigueur historique et sensibilité humaine les sujets liés aux totalitarismes, aux génocides et au racisme.
La lutte contre le négationnisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination constitue aujourd’hui un pilier du travail de l’institution. Dans un contexte où la désinformation est la norme, la fausse information circule à grande vitesse, l’UNESCO renforce son action à travers la production de ressources pédagogiques, la formation des éducateurs, et la mise en place d’initiatives destinées à promouvoir l’esprit critique. L’objectif est d’empêcher que les tragédies du passé ne s’effacent ou ne se déforment, car la mémoire demeure un fondement indispensable à la paix.
En Afrique, et particulièrement en République Démocratique du Congo, les commémorations ont rappelé les multiples chantiers sur lesquels l’UNESCO intervient pour accompagner les transformations sociales.
Les discussions autour de la gouvernance, de la paix et des droits humains ont mis en lumière les défis auxquels les sociétés africaines sont confrontées, mais aussi la volonté des jeunes, des femmes et des communautés locales de participer activement à la construction d’un avenir plus juste et inclusif.



