Des personnes du troisième Age, victimes du syndrome du Nid vide, dans le Sud-Est, ont une main tendue avec OTA
Par La rédaction · Port-au-Prince
· 4 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

JACMEL, Haïti.— La troisième âge, une période de la vie humaine située à partir de soixante ans, fait toujours frémir ceux qui s’en approchent. En Haïti surtout lorsque les conditions de sécurité sociale ne sont pas réunies, cette étape est devenue un fardeau pour les plus jeunes.
Plusieurs dizaines de personnes âgées des deux sexes fréquentent toutes les semaines les centres de l’l’Organisation du Troisième Age (OTA) dans les localités de La Montagne, Haut et Bas Coq Chante, La Vallée de Jacmel. Certaines sont parfois venues seules, d’autres moins habiles se font accompagnées d’un petit fils ou d’un proche parent qui a du sacrifier une partie de son temps.
André, est le nom d’emprunt d’un homme de 73 ans, qui n’a pas souhaité divulguer son identité pour des raisons de sécurité et de respect pour son intégrité. André a vécu dans la localité de Haut Coq Chante, dans sa jeunesse il fut un agriculteur impénitent. Père de deux enfants, et grand-père de cinq petits enfants, il a commencé à devenir souffrant en 2016, un an après la mort de sa femme, d’après ce qu’il a raconté.
Ce vendredi matin, André est venu prendre sa tension artérielle et faire des examens de sa prostate. Le septuagénaire a exprimé son contentement d’avoir bénéficié des assistances de l’OTA. «Mes enfants et mes petits enfants ont souvenir d’autres préoccupations que de passer du temps avec un vieillard démodé comme moi», dit-il sous un ton ironique, soulignant que grâce au activités du centre, il se sent entouré.
Manmi Yaya, 86 ans, a perdu la vue, il y a à peu près quatre ans. Elle est arrivée au centre, à chaque occasion, grâce à la bienveillance de l’une de ces petites filles qu’elle a élevée en l’absence de sa mère. Rosalie a seulement 22 ans. Elle n’a encore l’habileté nécessaire pour prendre soin de sa grand-mère, alors elle l’emmène au centre de l’OTA pour des séances de massage et d’autres thérapies.
«Je fais ce que je peux, la nourriture, le bain, la lessive, mais je ne sais pas m’occuper d’une personne âgée…», a-t-elle lâché. «Pour l’amuser, je n’ai que les trucs de ma génération et ca ne marche pas avec Mamie, alors l’organisation réunie des personnes comme elle pour des jeux… les bénévoles se mettent très bien dans leur peau », a-t-elle déclaré, souriant pour montrer sa satisfaction d’avoir eu un fardeau de moins.
Effectivement des cliniques mobiles sont organisées régulièrement dans divers endroits comme Cap-Rouge, dans la commune des Cayes Jacmel, bas Coq Chante, haut Coq Chante, la Montagne dans la commune de Jacmel et la commune de la Vallée de Jacmel afin d’offrir des soins dentaires, des consultations générales et même des prises en charge pour ceux-là qui sont très vulnérables et qui n’ont pas de support adéquat, ont fait savoir les responsables de l’organisation.



