Haïti au cœur des échanges entre Dr Joël Lorquet et le Secrétaire général de l’OEA à Washington
Par La Rédaction · Port-au-Prince · · 3 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

Leadership, vision et création de richesse D’après les précisions contenues dans le communiqué, Albert Ramdin estime que le développement repose sur trois piliers essentiels : la mobilisation du peuple pour créer de la richesse, l’existence d’une vision politique claire et stratégique, et un leadership fort, responsable et uni. Il a souligné que l’aide internationale, bien que nécessaire, ne peut être qu’un appui complémentaire et ne saurait se substituer à la responsabilité première des dirigeants et de la société haïtienne. Le responsable de l’OEA attribue la pauvreté persistante en Haïti à une insuffisante création de richesse, au manque d’emplois durables ainsi qu’aux faiblesses structurelles du système éducatif et de la formation professionnelle. Sécurité et gouvernance comme priorités Toujours selon le communiqué, face à la complexité de la crise haïtienne marquée par l’insécurité, les urgences humanitaires et la fragilité institutionnelle Albert Ramdin appelle à une priorisation claire des actions, en plaçant la sécurité au cœur de toute stratégie de stabilisation. Il plaide également pour une gouvernance dirigée par des Haïtiens, la tenue d’élections crédibles et l’engagement actif des élites économiques, politiques et sociales dans le développement du pays. La diaspora au centre des préoccupations Le Dr Joël Lorquet a, pour sa part, fait savoir que les Haïtiens, notamment ceux vivant à l’étranger, expriment une profonde lassitude face à la crise actuelle. Selon le communiqué, il a demandé à l’OEA de sensibiliser davantage la communauté internationale afin de mettre fin à une situation qui perdure depuis trop longtemps et d’accélérer le processus de développement d’Haïti. Réagissant à cette interpellation, Albert Ramdin a indiqué que l’OEA accorde une priorité absolue à Haïti. Il a reconnu la frustration de la diaspora et encouragé un engagement plus concret de celle-ci, tout en appelant les dirigeants haïtiens à reconnaître et à intégrer ce potentiel dans les priorités nationales. Enfin, selon l’écrivain, un nouveau paradigme doit s’imposer au niveau de la communauté internationale. Il juge inacceptable qu’un pays de la Caraïbe se trouve encore dans une telle situation au XXIᵉ siècle et appelle les Haïtiens à prendre conscience de l’urgence de construire un pays moderne, capable d’offrir des conditions de vie dignes et de freiner l’exode forcé. La rédaction



