Haïti en transition : entre avancées et défis. Le Conseil présidentiel de transition à l’épreuve de l’histoire
Par La Rédaction · Port-au-Prince
· 4 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce que les lois permettent. »
(Libertas est potestas facere quae velis, intra leges.) Une nuit noire, celle d’avant l’aube, se profile. Un chemin encore semé d’embûches s’offre à nos yeux et à notre intelligence. L’insécurité, comme un dragon endormi mais toujours prêt à se réveiller, continue à terroriser la population et à déchirer le fragile tissu du pays, malgré les efforts significatifs consentis par les autorités policières et militaires. La crise humanitaire s’étend, telle une plaie béante, empêchant toute avancée concrète. L’absence de vision commune, la cacophonie et les querelles paralysent l’action du CPT, qui se projette dans l’imaginaire collectif comme un orchestre désaccordé, incapable de jouer une symphonie harmonieuse. « La sagesse ne consiste pas à éviter la tempête, mais à apprendre à naviguer dans ses eaux tumultueuses », disait Montaigne. Sans cette unité, le CPT, tel un navire sans capitaine, ne pourra survivre aux tempêtes qui l’assiègent. L’instabilité politique et la crise économique, comme deux spectres hantant la nation, rendent toute avancée difficile. La population, comme un spectateur fatigué d’un spectacle sans fin, attend des résultats, des gestes forts, mais il semble que l’espoir vacille au bord du gouffre. La transition en Haïti, telle une nuit sans lune, se retrouve à un carrefour décisif. « La véritable grandeur consiste à être maître de soi-même », disait Montaigne. Si le peuple haïtien veut retrouver la lumière, ses acteurs politiques, tels des artisans de la paix, doivent forger une unité solide. Le chemin sera ardu, mais l’histoire nous enseigne que même dans l’obscurité la plus profonde, une étincelle peut allumer la flamme de l’espérance. Sans cette unité, sans cette foi collective, le pays risque de s’enliser dans l’oubli, et le rêve d’un avenir meilleur pourrait devenir une simple lueur lointaine, inaccessible. La clé du changement réside dans la sagesse, la patience et la volonté de dépasser les querelles pour bâtir enfin une Haïti nouvelle, forte et unie. Front uni pour la reconstruction nationale



