Haïti: Prolongation du mandat du BINUH presqu’un embarras international ?
Par La Rédaction · Port-au-Prince
· 3 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

l’Organisation des Nations Unies pour soutenir la sécurité et la stabilité en Haïti. Il y réaffirme également son engagement en faveur d’une solution globale, prise en main et dirigée par les Haïtiens, qui s’attaque aux causes profondes des crises multidimensionnelles qui touchent actuellement Haïti. Dans cette lettre de février, le Secrétaire général António Guterres propose la mise en place d’un Bureau d’appui des Nations Unies, dont le rôle serait d’assurer un soutien logistique et opérationnel à la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS), une force internationale autorisée par le Conseil mais placée sous direction kenyane et opérant en dehors du cadre onusien. Aggravation de la situation Quatre ans après l’assassinat du Président Jovenel Moïse, la violence des gangs n’a cessé de s’amplifier. La majorité de la capitale, Port-au-Prince, est aujourd’hui contrôlée par des groupes armés qui étendent progressivement leur influence sur l’ensemble du territoire. Les forces de sécurité haïtiennes, appuyées par la MSS, peinent à inverser la tendance. «Malgré tous leurs efforts, la MSS et la police nationale d’Haïti n’ont pas réussi à restaurer l’autorité de l’État», a reconnu Miroslav Jenča. La faiblesse structurelle de la Police nationale d’Haïti (PNH), confrontée à un manque chronique de financement et d’équipement, ne fait qu’exacerber l’instabilité. Et le mandat de la MSS, autorisé par le Conseil de sécurité, arrive à expiration dès le début du mois d’octobre, ajoutant une nouvelle incertitude sur le dispositif international de soutien. Dans ce contexte, le Secrétaire général a nommé un nouveau chef à la tête du BINUH. Carlos Ruiz Massieu, diplomate mexicain et ancien chef de la Mission de l’ONU en Colombie, prendra ses fonctions en août à Port-au-Prince. Fort de son expérience dans les processus de paix et de stabilisation, il devra opérer dans un paysage politique fragmenté et un climat sécuritaire des plus volatils. Son arrivée intervient alors que l’avenir même du BINUH est suspendu aux réflexions stratégiques du Conseil, qui a, désormais, jusqu’en janvier 2026 pour décider s’il lmaintient ou réinvente la présence onusienne en Haïti. Jean Mapou



