CEP : Etat des lieux dans la perspective du référendum et des élections en Haïti
Par Gesly Sinvilier · Port-au-Prince
· 3 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

– L’insécurité persistante dans plusieurs régions du pays ;
– L’incapacité de nombreux citoyens déplacés à récupérer leurs pièces d’identité ou cartes électorales ;
– L’absence de conditions logistiques minimales pour garantir la transparence du processus. Ce report, bien que justifié, a contribué à accroître les incertitudes autour du calendrier de la transition politique. *Des élections générales de plus en plus repoussées* En principe, les élections générales – présidentielles, législatives, municipales – devraient suivre le référendum. Pourtant, à l’heure actuelle, aucune date officielle n’a été fixée. Le CPT s’était initialement engagé à organiser les scrutins avant la fin de l’année 2025 ou au début de 2026. Mais l’insécurité, la faiblesse de l’appareil administratif, l’inexistence d’un registre électoral actualisé et l’ampleur de la crise humanitaire rendent ce scénario de plus en plus improbable. Tant la communauté internationale (CARICOM, OEA, ONU) et les acteurs locaux conviennent que les élections doivent se tenir dans des conditions acceptables de participation, de transparence et de sécurité. En l’état actuel, ces conditions ne sont pas réunies. Plusieurs observateurs estiment donc que l’année 2026 est désormais la cible la plus réaliste pour un retour effectif aux urnes. *Reconstruire la confiance et créer des conditions propices* Le retour à l’ordre démocratique par les élections ne dépend pas uniquement de la présence d’un CEP en fonction. Il exige :
– Un désarmement progressif et un contrôle des zones occupées par les gangs armés ;
– Un effort massif de réenregistrement et de documentation de la population déplacée ;
– Des garanties politiques et institutionnelles fortes ;
– Un dialogue franc et inclusif entre les forces vives de la Nation. En attendant, le CEP poursuit ses préparatifs, dans l’espoir que les conditions requises pourront être réunies à moyen terme. Le pays, quant à lui, demeure suspendu entre l’urgence de refonder ses institutions et l’impossibilité de le faire dans des conditions fragiles. Gesly J. Sinvilier



