Mackendy Bonhomme, un jeune inspirant
Par La Rédaction · Port-au-Prince
· 3 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

Mackendy Bonhomme est l’un des jeunes de Vallue, qui incarne la démarche de l’oiseau qui construit son nid : « Piti piti, zwazo fè nich li ». Né à Vallue, en Juillet 1994, il est le fils d’Edner Bonhomme et de Manicia Zéphirin. C’est le 4ed’une famille de 6 enfants, dont 3 filles et 3 garçons. Il a fait ses études de philosophie en 2014. Il vit à Vallue,12esection de Petit-Goâve. Dès l’âge de 7 ans, il a nourri une grande passion pour l’élevage de poulet et de cabri. Devenu adulte, il a priorisé l’élevage de poulet de chair et de poulet indigène qui, selon lui, est plus accessible. Il a démarré son entreprise en 2019, avec 60 poussins, qu’il appelle : « La Différence Poulailler ». Celle-ci a grandi progressivement et compte à présent, soit 6 ans plus tard, 1 000 poulets de chair et 600 poulets indigènes élevés pour la ponte. Ce qui signifie une croissance moyenne de 4,44 % par an.
Il est à la fois éleveur et vendeur. Sa motocyclette lui sert dans les deux cas. Les poulets, les œufs et les fientes sont les trois produits de son entreprise. Son marché couvre un territoire d’environ 50 km, de Miragoane à Léogane. Il écoule parfois ses produits sur les marchés des Cayes et de Carrefour. Le prix par unité de poulet de 45 jours varie, selon la période, de 1,250.00 Gourdes à 1,500.00 Gourdes. Ce qui lui rapporte un chiffre d’affaires annuel moyen d’un million de Gourdes. Ce revenu est complété par la vente de fientes, au prix de 500.00 à 600.00 Gourdes le sac.
Pour démarrer, il a participé à une tontine (« sol » en créole) et a reçu un prêt d’une mutuelle. Les deux lui ont permis d’investir cent mille Gourdes dans le bâtiment, les matériels et les 60 poussins. Il les nourrit avec des aliments importés et locaux (des grains). Il a acheté les aliments et les médicaments à Gressier. Les grands défis rencontrés sont liés à l’instabilité politique et à l’insécurité, entravant ses déplacements pour acheter les aliments et vendre ses poulets. De plus, il confronte des difficultés en termes d’approvisionnement en eau et en copeau de bois. L’éloignement de l’entreprise par rapport au marché entraine un coût de transport élevé qui érode sa marge de bénéfice. Parfois, il enregistre des pertes dues à des cas de maladie saisonnière (diarrhée). Mais, celles-ci sont mineures, grâce à des traitements locaux à base de feuilles et d’antibiotique importée.
Dans cette activité, sa pire expérience était l’achat de poussins et d’aliments de mauvaise qualité, ayant causé des pertes. Sa plus grande satisfaction est une demande en hausse, surtout durant la période pascale. Ce qui lui permet de vendre rapidement, massivement et à un prix raisonnable. Il s’agit aussi d’acheter des poussins de bonne qualité (poids, santé normale). Selon lui, cette entreprise est la plus belle expérience de sa vie. Elle lui sert à la fois d’anti-stress et de moyens de rencontrer des gens de différents milieux sociaux. C’est pourquoi il invite et encourage d’autres jeunes à s’investir dans une telle activité ou dans d’autres actions similaires génératrices de revenus.



