Santé : Le gouvernement renforce la riposte contre le choléra et les épidémies post-ouragan Melissa
Par La Rédaction · Port-au-Prince · · 4 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
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Les mesures prioritaires concernent notamment : L’envoi d’aide d’urgence aux populations sinistrées du Grand Sud et la réhabilitation des infrastructures sanitaires endommagées ; Des campagnes de prévention et de sensibilisation communautaire axées sur les règles d’hygiène, la consommation d’eau potable et la sécurité alimentaire ; La poursuite des opérations d’assainissement, de fumigation et de dératisation dans plusieurs communes, particulièrement à Pétion-Ville. Plusieurs structures de traitement du choléra ont été installées pour renforcer la prise en charge des patients : Médecins Sans Frontières (MSF) a ouvert un centre à Bristou ; Le MSPP a mis en service un centre à Thomassin ; Une nouvelle installation est en cours à Canapé-Vert. Le ministre a confirmé que les 20 cas recensés à Petit-Goâve sont actuellement pris en charge et que tous les patients sont en vie. Toutefois, plusieurs hôpitaux tels que l’Hôpital Immaculée de Conception des Cayes, celui de Port-de-Paix et le Centre de santé de Paillant ont été affectés par la situation sanitaire. Une tournée dans les zones à risque Afin d’évaluer directement les besoins et soutenir les équipes locales, le Dr Sinal Bertrand a annoncé une visite de terrain dès le mercredi 5 novembre dans plusieurs localités : Petit-Goâve, Grand-Goâve, Miragoâne, les Nippes, une partie du Sud-Est et de la Grand’Anse. Il a également reconnu une insuffisance d’intrants de désinfection, un défi majeur pour le contrôle des maladies hydriques, mais a assuré que le gouvernement travaille activement à combler ce manque grâce au soutien de ses partenaires. Prévention et vaccination : miser sur la durabilité En parallèle à la riposte contre le choléra, le MSPP met en œuvre une campagne nationale de vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), destinée à prévenir le cancer du col de l’utérus chez les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans. « Nous allons intensifier la communication dans les médias pour sensibiliser les familles à l’importance du vaccin HPV », a affirmé le ministre Bertrand. Une enveloppe de 85 millions de gourdes a été débloquée pour financer la formation du personnel médical, l’achat de vaccins et la campagne de sensibilisation dans tout le pays. Des séances de vaccination ont déjà débuté dans certains camps de déplacés, signe que le gouvernement veut ancrer la prévention au cœur de sa politique sanitaire. Un engagement gouvernemental réaffirmé En cette 28ᵉ édition des Mardis de la Nation, la Primature a, pour sa part, réaffirmé son engagement à soutenir les familles touchées et à prévenir toute nouvelle propagation épidémique. « Le gouvernement mettra tout en œuvre pour protéger la santé et la sécurité de la population haïtienne », peut-on lire dans le communiqué officiel publié sur les réseaux de la Primature. La rédaction



