Sécurité : la TSS fait le point sur les avancées et le déploiement de la FRG
Par La Rédaction · Port-au-Prince · · 4 min de lecture · Mis à jour le 24 avril 2026
Version française originale — source de référence du Relief. Notre politique de traduction

La FRG : un mandat robuste sous surveillance des droits humains Les discussions ont ensuite porté sur la mise en place de la Force de Répression des Gangs. Trois axes ont structuré les échanges : les avancées depuis l’adoption du mandat, les actions en cours et les perspectives. La FRG devrait compter environ 5 500 personnels policiers et militaires, avec la capacité de mener des opérations autonomes fondées sur le renseignement et d’intervenir en urgence.
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a insisté sur l’intégration systématique des garanties en matière de droits humains dans le Concept of Operations (CONOPS). Deux dimensions ont été mises en avant :
La prévention, à travers la vérification des antécédents, la formation avant et après déploiement, l’intégration des normes dans la doctrine et la planification opérationnelle ; La redevabilité, consistant à enquêter sur les violations éventuelles, identifier les responsabilités et appliquer les mesures nécessaires.
Des engagements financiers et des contributions en effectifs ont été évoqués lors de réunions internationales tenues en décembre 2025. Les FAD’H en phase de remobilisation Les Forces armées d’Haïti poursuivent leur appui à la PNH, notamment au sein de la Task Force. Cet accompagnement, tant opérationnel que matériel, aurait permis de reprendre et de consolider certaines zones stratégiques, dont Kenscoff. L’institution compte actuellement environ 2 000 membres, avec une projection à 3 000 dans les sept prochains mois. Elle opère à partir de plusieurs bases, notamment le Grand Quartier Général, Clercine et Vertières, et participe à la sécurisation de bâtiments publics stratégiques ainsi qu’à des opérations de contrôle territorial à Kenscoff, Péligre, Malpasse et Marion. Des obstacles persistants Malgré les avancées évoquées, les participants ont souligné des freins majeurs : effondrement progressif du système de sécurité depuis la période post-Duvalier, absence de vision stratégique pérenne, adaptation parfois insuffisante de l’appui international, luttes politiques internes et tentatives de contrôle des institutions de sécurité. Ces constats devront alimenter les travaux de la prochaine conférence de la TSS, prévue en mars. L’enjeu, selon les participants, est de dépasser la logique d’urgence pour bâtir une architecture de sécurité durable, capable de restaurer l’autorité de l’État et la confiance des citoyens. La rédaction



